Guide de l’autonomie

Tape un mot : les chapitres, le glossaire et la fiche des outils sont fouillés.

Partie II · Manger · ② Faire soi-même

11Chapitre

Garder sans électricité : cave et cellier

Avant le réfrigérateur, on gardait les récoltes des mois entiers dans une cave, un cellier ou un grenier. Les pommes de terre dans le noir, les racines dans le sable, les pommes en une seule couche, les courges et les oignons au sec : chacun sa place, et un tour chaque semaine.

Outils
Des cagettes, une étagère à lattes · Une caisse et du sable · Des sacs en papier ou en toile de jute · Un thermomètre
À lire avant
10. Conserver : bocaux, lacto-fermentation, séchage
Lecture
9 minutes

Les fruits et les légumes continuent de vivre après la récolte. Pour les garder longtemps, il faut ralentir cette vie : du frais, du noir, un peu d’air, et pas de gel. Une baisse de cinq degrés peut presque doubler la durée de conservation. Une cave, un cellier, un garage non chauffé ou un abri de jardin font très bien l’affaire, sans une goutte d’électricité.

Le plus simple : laisser en terre

Certains légumes se gardent… au potager : poireaux, panais, choux frisés, mâche supportent très bien le froid. On les récolte au fur et à mesure. Si un fort gel est annoncé, couvre-les de paille ou de feuilles, ou rentre-en une petite réserve à l’abri.

Pas à pas

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Une cave ou un cellier : frais, sombre, un peu aéré
Une cave et une pièce sèche : chaque récolte à sa place.
  1. 1Une cave ou un cellier : frais, sombre, un peu aéré

    Le lieu : frais, sombre, un peu aéré (un soupirail entrouvert quand il ne gèle pas), à l’abri du gel. Un thermomètre dit vite si l’endroit convient. Range tout dans des cagettes et sur des étagères à lattes : l’air circule autour des récoltes.

  2. 2Les pommes de terre : dans le noir, au sec, pas trop froid

    Les pommes de terre : dans le noir (à la lumière, elles verdissent), au sec, et pas en dessous de 8 °C : au froid, leur sucre augmente, et elles forment à la cuisson une substance nocive, l’acrylamide. Donc ni réfrigérateur ni cave glaciale. Des cagettes, des sacs en papier ou en toile de jute, des cartons. Retire les germes au fur et à mesure.

  3. 3Les racines dans du sable humide : carottes, betteraves, céleri

    Les racines (carottes, betteraves, céleri-rave, navets) : récolte-les à l’automne par temps sec, sans les laver. Coupe le feuillage, mais garde le colletcollet — Le haut d’une racine (carotte, betterave), juste sous le feuillage. Abîmé, la racine pourrit : on coupe les feuilles au-dessus. Glossaire → intact : abîmé, la racine pourrit. Range-les en couches dans une caisse de sable légèrement humide, sans qu’elles se touchent, au frais.

  4. 4Les pommes : une seule couche, sans qu’elles se touchent, à l’écart des légumes

    Les pommes (et les poires) : des variétés de garde, cueillies à la main, sans choc. Une seule couche par cagette, sans qu’elles se touchent, avec du papier journal entre elles : une pomme qui pourrit gâte ses voisines. Garde-les à l’écart des légumes : elles dégagent un gaz, l’éthylène, qui fait mûrir et germer ce qui les entoure.

  5. 5Dans la maison, au sec : les courges, les oignons et l’ail

    Dans une pièce sèche de la maison :

    • les courges et potirons, récoltés bien mûrs avec leur pédoncule, entre 8 et 12 °C, sans qu’ils se touchent ;
    • les oignons, échalotes et ail, bien secs, dans un endroit très sec (un grenier convient), en tresses ou en filets, jamais dans une cuisine chaude.
  6. 6Chaque semaine, un tour : on retire ce qui s’abîme

    Chaque semaine, un tour : retire ce qui pourrit, ce qui germe, ce qui ramollit, et mange d’abord ce qui commence à s’abîmer. Dix minutes suffisent, et elles sauvent toute la réserve.

Sources